2014: Voyage à Epinal

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Jeanine et Charlotte nous relatent le voyage…

Samedi 26 avril  2014 :

8 heures: Embarquement dans les cars STRIEBIG devant les PUMPERNICKEL de la gare de Wissembourg.
A voir le ravissement sur les visages des uns et des autres, on pouvait déceler chez chacun l’envie palpable de voir les Vosges autrement.

D’emblée, ce fut un voyage dans le temps. Le musée de l’imagerie, à Epinal, présente au rez-de-chaussée, les souvenirs de la première guerre mondiale. Images de propagande. Depuis 1870, des maquettes de soldats, la fleur au fusil, des filles infirmières ou cantonnières, étaient destinées au conditionnement de la population et plus particulièrement des enfants. Des kilomètres d’images.
Epuisée par la guerre, en 1918, l’imprimerie ne réalisera pas les images de la Libération.
Pour les heures plus clémentes, l’atelier produira des images populaires, des images-devinettes, des contes pour enfants sages, des histoires édifiantes de saints, des cartes à jouer . . . La liste est longue. . .

Le repas est pris à la commanderie, sur les berges de la Moselle.

14 heures: visite guidée de la fabrique d’images, classée aux monuments historiques en 2003.
Présentation des machines, imprimantes, fabrication d’encres et de tampons. La tradition imagière du lieu remonte au XVIIIe et avec une production de 110.000 images, elle atteint son apogée à la fin du XIXe avec Messieurs Pinot et Pellerin.

Actuellement, le savoir faire perdure, avec des artistes contemporains utilisant les machines outils, les « presses Gutenberg », les gravures sur bois, couleurs au pochoir, lithographies, xylographies, typographies, séduisant chaque année plus de 200.000 visiteurs. Nous étions 38 d’entre eux.

A 18 heures, avec une guide, nous circulons en plein  XVIIIe, entre les riches demeures des Chanoinesses alsaciennes, lorraines et de Haute-Saône, érigées entre le château, aujourd’hui en ruine, l’abbatiale et les remparts.
Pour être Chanoinesse, il suffisait d’être femme, d’avoir 16 titres de noblesse sur 8 générations, un célibat officiel, une rente familiale et de renoncer à l’héritage. Elle n’était pas moniale et ne prononçait pas ses vœux.

20 heures : Le repas du soir fut convivial, pris en commun au BEST WESTERN HOTEL.

Dimanche 27 avril, 10H :

10 heures: Le bus nous amène à FONTENOY LA JOUTE, la cité du livre.
C’est l’histoire d’un bouquiniste, Richard BOOTH et de sa démarche en 1962, d’une contre-culture, ou encore l’histoire d’un village de 310 habitants, 15 bouquinistes, un calligraphe, et plus de 800.000 livres anciens et d’occasion, nichés et dénichés dans les granges entre de belles maisons lorraines alignées.
La chapelle Saint Pierre du XIIIe siècle, au bout du village, nous a surpris, ravi  par son authenticité et la qualité de sa préservation.

12 heures: Baccarat, « la haute couture du cristal ».
La ville actuelle de 5000 habitants, est l’héritière de la verrerie de de L’évêque de Metz, Monseigneur Montmorency-Laveil et d’un savoir-faire exceptionnel de cristal soufflé, taillé sur mesure ou gravé, rehaussé d’or ou d’émeraudes polychromes.
Le troisième repas à l’auberge de la Renaissance était à l’égal des précédents, délicieux et convivial.

15 heures: Senones

Avec une guide à suspens, nous entrons directement dans le passé de SENONES et de (avec) son histoire riche en rebondissements.
Senones est la capitale de la principauté de SALM dès le XIIe., avec Relève de la Garde, demeures princières, hôtel de ville, hôtel Messier et celui du Prince Charles.
L’hôtel du Prince François était construit juste en face de l’abbaye des bénédictins du VIIè.
Senones restera à la Principauté de Salm-Salm jusqu’en 1783 et accueillera, dès 1708, des Mennonites, témoins d’une tolérance religieuse.

Après la révolution, les bâtiments immenses, adossés à l’abbatiale, deviendront tour à tour première filature des cotons des Vosges, textiles modernes avec Marcel POUSSIN ou plastifiés BOUSSAC. Puis en 1995, usine DIM, avant le départ de DIM, de ses collants et sa lingerie fine en Roumanie.

Le palais-abbatial est classé monument historique, et avec cette dernière image et surtout l’espoir qu’il pourra être restauré, nous quittons Senones et ses 2500 habitants pour Wissembourg, où d’autres restaurations attendent.

20 heures: Arrivée à l’endroit du départ, avec en plus, imprimé, lithographié dans l’œil et en soi, les images d’un riche voyage.

 

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